LE TCHAD

 Le Tchad est un pays agro-sylvo-pastoral africain mi-désertique, situé au cœur du Continent Africain donc fortement enclavé (Douala le port le plus proche au Cameroun est à 1.700 Km de la capitale N’Djaména). Il est limité par la Libye au Nord, la République Centrafricaine au Sud, le Soudan à l’Est et à l’Ouest par le Niger, Nigeria et Cameroun

 

Situé entre le 8ème et le 23ème degré de latitude nord et le 14ème et 23ème degré longitude Est, le Tchad s’étend sur 1.000 Km d’Est en Ouest et sur 1.700 Km du Nord au Sud et couvre une superficie de 1.284.000 km2, subdivisée en trois grandes zones climato écologiques :

  • la zone saharienne, désertique correspondant à la moitié du territoire du Nord à 780.000 km2  environ
  • la zone sahélienne occupant le milieu du territoire avec 374.000 km2
  • la zone soudanienne au Sud, s’étend sur 130.000 km2.

La population tchadienne est passée de six millions trois cent mille en 1993 à huit millions environ à nos jours. Son taux de croissance annuelle est de 2,5‰. Elle est en majorité représentée par les femmes 52%, rurale à 80% mais surtout très jeune avec 42%. Le taux de natalité est estimé à 45‰ environ alors que la mortalité s’élève à 19‰. 

Son peuplement est relatif à la subdivision de sa surface territoriale en zones climatologiques. On distingue de groupes ethniques nomades, commerçantes et cultivateurs véhiculant plusieurs langues locales. Les langues de travail sont le français et l’arabe littéraire.

Le climat du pays est variable du désertique au tropical du Nord au Sud, relatif à l’alternance de deux saisons (saison sèche dominant celle des pluies).


Nomades dans la région de Abéché

La pluviométrie est caractérisée par une saison de pluies relativement faible et instable, inégalement repartie et s’étendant sur une période allant de trois mois à quelques jours de la zone Soudanienne à la saharienne.


Hippopotames sur le fleuve
Chari dans la région de Sarh

L’hydrographie du Tchad est constituée de deux principaux fleuves : Le Chari et le Logone. Ils coulent sur 1.200 Km et 1.000 Km et ne sont navigables qu’une partie de l’année pendant la période allant de mi-août à mi-janvier. Les principaux réservoirs d’eaux de surface sont les cinq grands lacs à eaux douces : le Lac Tchad, le lac Iro, le lac Fitri, le Lac Tikem et le Lac Léré.

Le relief du Tchad est composé de plaines et de montagnes. L’on a tendance à le qualifier d’une dépression parsemée de zones montagneuses

L’économie tchadienne basée essentiellement sur l’agriculture et l’élevage éprouve d’énormes difficultés pour son accroissement rapide.

L’élevage est pratiqué par plus de 40% de la population et contribue à 12,8% du PIB. L’agriculture quant à elle, occupe une place importante dans le développement socio-économique contribuant à 38% du PIB. Les principales cultures sont : le coton, les céréales, la canne à sucre, les oléagineux et les tubercules. Elles servent en priorité à assurer la subsistance mais aussi à l’exportation.

Le Tchad ainsi présenté est l’un des pays africains qui est assujetti à de nombreuses menaces et contraintes, nonobstant quelques atouts et opportunités importants de développement.

CONTRAINTES ET MENACES

En dépit de ces données naturelles défavorables, il existe de nombreux facteurs limitant en général le développement du Pays. Il s’agit surtout de son  enclavement.

La longue instabilité politique dans laquelle était plongée l’Etat a provoqué l’affaiblissement du rendement national

La récurrence de tensions sociopolitiques et culturelles dans la sous région notamment en RCA et dans le Darfour au Soudan, a eu comme premières conséquences des arrivées massives des populations réfugiées au Sud et à l’Est du Tchad.

A cela s’ajoute particulièrement l’insuffisance notoire d’infrastructures fiables d’information et de  communication, dont les retombées économiques sont non négligeables.

Au point de vue économique, les ressources naturelles du sous-sol tchadien restées longtemps inexploitées, n’ont guère aidé à améliorer les conditions de vie des populations. Il en va de même des potentialités minières, agricoles et du secteur de l’élevage aussi diversifié.

Sur le plan social, le pays est dangereusement menacé par la pandémie de SIDA et de nombreuses maladies sexuellement transmissibles (MST) ainsi que de pratiques néfastes à la santé de la femme notamment les mutilations génitales féminines, causes irréfutables de la mortalité maternelle.

A nos jours, au moins le quart (1/4) de la population est, selon les statistiques médicales victime du VIH/SIDA. L’analphabétisme caractérisée de la population et des femmes, couche la plus vulnérable, ne favorise pas les différents programmes mis en œuvre pour la lutte cotre le mal.

L’insécurité, le tribalisme, l’impunité, l’injustice et leurs corollaires respectifs font énormément obstacles aux objectifs de la bonne gouvernance.

Ces divers indices négatifs certes, ne sont pas de nature à exclusivement étiqueter le Tchad d’autant plus que de nombreux atouts et opportunités existent.

 

ATOUTS ET OPPORTUNITÉS

La stabilité politique recouvrée et la mise en œuvre du Projet Pétrole de Doba permettent d’envisager une importante évolution de l’économie tchadienne d’où l’intérêt de renforcer le secteur privé.

La politique nationale de développement du Tchad est centrée sur entre autres domaines prioritaires, les filières agropastorale, forestière, halieutique, minière et la promotion du secteur industriel & commercial.

 


Cueillette du coton

Autant le Nouveau Partenariat pour le Développement Africain (NEPAD)  et l’Initiative de Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) jouent le rôle d’incitateurs à l’épanouissement des pays pauvres, autant ils concourent à offrir des opportunités de développement au Tchad.

L’immensité désertique et la récente découverte du crâne « Toumaï », font du Tchad la vedette mondiale en paléontologie et la destination touristique de rêve.

C’est dans ce contexte que, consciente de l’existence de nombreuses opportunités d’affaires et d’investissement, l’Association Tchadienne des Opérateurs du Secteur Agroalimentaire (ATOSA), oeuvre pour la promotion des Micro Petites et Moyennes Entreprises du secteur de la transformation agroalimentaire. Le but ainsi poursuivi par l’ATOSA est d’occasionner l’éclosion de ressources nécessaires à l’essor éducatif et humain.

 

ENVIRONNEMENT AGROALIMENTAIRE

Si parmi les potentialités, le secteur agroalimentaire occupe une place de choix, le maillon de la transformation des produits agricoles locaux devenant de plus en plus entreprenant, doit contribuer efficacement à répondre aux questions de l’alimentation et à générer des ressources importantes aux populations rurales du Tchad. De gammes diversifiées de produits finis et semis finis issues de la transformation existent, néanmoins, leur connaissance et commercialisation à grande échelle demeure la préoccupation centrale des entrepreneurs du domaine. Ces soucis se fondent en général sur le faible réseau d’accès à l’information et la communication des acteurs.

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